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......@@ -40,7 +40,7 @@ Selon le recensement de Léon Joulin, 151 monnaies proviendraient de Chiragan. S
Parmi les découvertes des environs immédiats, figurait notamment un lot mis au jour au Tuc-de-Mourlan. Le site, localisé à trois kilomètres et demi à l’est de la _villa_, aux confins des actuelles communes de Martres-Tolosane et de Boussens, avait été reconnu comme un _vicus_ par Léon Joulin. Cette modeste agglomération de plaine était constituée de bâtiments majoritairement rectangulaires, alignés de part et d'autre de la voie qui menait de _Tolosa_ à _Aquae Tarbellicae_ (Dax) {% cite joulin_les_1901 pailler_les_2002 -l 179 -l 385 %}. L'établissement appartenait donc à la série des nombreuses implantations répertoriées dans ce secteur, très majoritairement réparties sur la rive gauche de la Garonne, la plus propice à la circulation et aux échanges. Le long des deux voies, routière et fluviale, ces « établissements » comprenaient aussi bien des _villae_ (Chiragan, Bordier, Sana et Coulieu) que des regroupements de bâtiments à vocation agricole ou commerciale (Saint-Cizy, le Tuc-de-Mourlan) {% cite joulin_les_1901 -l 162-184 %}.
De la série monétaire issue du site du Tuc-de-Mourlan, à quelques encablures des bâtiments de la célèbre _villa_, provient en particulier un denier, qui a attiré l’attention de V. Geneviève. <a href="/images/comp-4-2.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-2.jpg" alt="Denier de Dioclétien provenant de Martres-Tolosane atelier de Lyon, Vincent Geneviève, musée Saint-Raymond"/></span>Cette émission</a>, récemment examinée par l'œil avisé du numismate, est attribuable à l’atelier de Lyon et compte parmi les premières du pouvoir impérial à deux têtes, formé par Dioclétien et son co-empereur, Maximien Hercule. <a href="/images/comp-4-3.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-3.jpg" alt="Denier de Dioclétien provenant de Martres-Tolosane atelier de Lyon, Vincent Geneviève, musée Saint-Raymond"/></span>Le revers</a> porte la légende IOVI CONSERVATORI («à Jupiter Conservateur»), hommage au datif qui accompagne l'image du dieu protecteur omnipotent, et défenseur de l’empereur Dioclétien, debout à gauche, accompagné de l’aigle, le foudre tenu par la main droite abaissée, un sceptre dans la gauche. Comme le rappelle le chercheur, deniers et quinaires sont pour l'époque des «monnaies exceptionnelles, qui n’ont pas pour vocation première de circuler mais plus spécifiquement de marquer et de célébrer un événement» {% cite genevieve_denier_2009 -l_3_7 %}. La modestie apparente de ce document ne saurait donc en évincer la portée symbolique car il est permis de voir en lui un probable indicateur de la présence d'un protagoniste en lien direct avec les décisions et les initiatives impériales.
De la série monétaire issue du site du Tuc-de-Mourlan, à quelques encablures des bâtiments de la célèbre _villa_, provient en particulier un denier, qui a attiré l’attention de V. Geneviève. <a href="/images/comp-4-2.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-2.jpg" alt="Denier de Dioclétien provenant de Martres-Tolosane atelier de Lyon, Vincent Geneviève, musée Saint-Raymond"/></span>Cette émission</a>, récemment examinée par l'œil avisé du numismate, est attribuable à l’atelier de Lyon et compte parmi les premières frappes du pouvoir impérial à deux têtes, formé par Dioclétien et son co-empereur, Maximien Hercule. <a href="/images/comp-4-3.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-3.jpg" alt="Denier de Dioclétien provenant de Martres-Tolosane atelier de Lyon, Vincent Geneviève, musée Saint-Raymond"/></span>Le revers</a> porte la légende IOVI CONSERVATORI («à Jupiter Conservateur»), hommage au datif qui accompagne l'image du dieu protecteur omnipotent, et défenseur de l’empereur Dioclétien, debout à gauche, accompagné de l’aigle, le foudre tenu par la main droite abaissée, un sceptre dans la gauche. Comme le rappelle le chercheur, deniers et quinaires sont pour l'époque des «monnaies exceptionnelles, qui n’ont pas pour vocation première de circuler mais plus spécifiquement de marquer et de célébrer un événement» {% cite genevieve_denier_2009 -l_3_7 %}. La modestie apparente de ce document ne saurait donc en évincer la portée symbolique car il est permis de voir en lui un probable indicateur de la présence d'un protagoniste en lien direct avec les décisions et les initiatives impériales.
À ce document numismatique, il est possible d'ajouter d’autres témoignages. Il nous faut, pour cela, quitter Chiragan et son environnement. Car c'est en Espagne et au Portugal que plusieurs sources archéologiques, dans le domaine de l'épigraphie, de la sculpture et de l'architecture, peuvent indéniablement nous aider à mieux comprendre les transformations et le dynamisme de la _villa_ des bords de Garonne à l'époque des Tétrarques. Ces témoignages furent, en effet, replacés dans un contexte historique similaire à celui du denier de Dioclétien. Il s'agit là de divers milliaires, qui démontrent la restauration des voies de circulation, dans la péninsule Ibérique, durant la première moitié des années 290, d'un <a href="/images/comp-4-5.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-5.jpg" alt="Bas-relief de Mérida, museo romano de Mérida, Santiago Abella"/></span>bas-relief triomphal de Mérida</a> (_Augusto Emerita_) ou encore du <a href="/images/comp-4-4.jpg" class="comparaison"><span class="img-comparaison"><img src="/images/comp-4-4.jpg" alt="Palais romain de Cercadilla, Américo Toledano / Wikimedia Commons CC BY-SA"/></span>palais romain de Cercadilla</a>, à Cordoue, lui aussi daté de la première Tétrarchie et dont la construction, attribuée à l'action impériale elle-même, aurait été menée très rapidement {% cite mrav_maniakion_2015 arce_martinez_relieve_2003 hidalgo_prieto_espacio_1996 balty_les_2008 -L none -l p. 289, 290, fig. 4 -l 47-70 -l 149-156 -L none -l p. 130-131, n. 51, fig. 110 %}. Tous seraient tributaires de l’œuvre militaire de Maximien Hercule.
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