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......@@ -35,6 +35,6 @@ Ces caractères, propres au second classicisme grec, sembleraient être encore r
Dionysos/Bacchus et son cercle constituent le groupe le plus important dans la _villa_ de Chiragan, environ la moitié de la statuaire indépendante : figures de l'entourage du dieu, à l'image des satyres, des silènes et des ménades ou encore Ariane. Mais la popularité pour ces divinités est, il faut bien l'avouer, commune à l'ensemble des grands domaines et luxueuses demeures à travers tout l'Empire. Dans le contexte des _villae_ tardo-antiques du Sud-Ouest des Gaules ou de la péninsule ibérique, l'évident succès de Bacchus pourrait être la conséquence du renforcement de son rôle de sauveur tout autant que de la bonne fortune des hommes {% cite stirling_learned_2005 nunnerich-asmus_skulpturenausstattung_1993 arasa_i_gil_decoracion_2004 -l 87 -l 201 -l 233 %}.
En dépit de ces préoccupations spirituelles, la simple fonction décorative ne prendrait-elle pas le pas, ici, sur la fonction symbolique ? On a notamment vu dans cette séduisante figure, et la composition dont elle devait dépendre, un simple, mais indéniablement somptueux, pied de table {% cite pasquier_praxite._2007 -l 340 %}. Aucun élément ne peut cependant prouver une telle utilisation. Cep de vigne, branches et frondaisons, malheureusement lacunaires, qui encadraient et servaient d'arrière-plan à cette figure de type éphébique, renverraient au contraire au type de composition qui caractérise la Diane de Saint-Georges-de-Montagne, sertie dans une véritable couronne végétale. De nombreux fragments, dans les réserves du musée, entre autres une tête « barbare », prouvent l'existence d'une telle mise en scène pour des sculptures, parfois composées de deux voire plusieurs figures. Il s'agirait bien là en l'occurrence de l'un des signes distinctifs d'ateliers orientaux qui, encore tardivement, produisirent une surprenante quantité de sculptures en ronde-bosse destinées aux niches des grandes demeures aristocratiques à travers tout l'Empire.
En dépit de ces préoccupations spirituelles, la simple fonction décorative ne prendrait-elle pas le pas, ici, sur la fonction symbolique ? On a notamment vu dans cette séduisante figure, et la composition dont elle devait dépendre, un simple, mais indéniablement somptueux, pied de table {% cite pasquier_praxite._2007 -l 340 %}. Aucun élément ne peut cependant prouver une telle utilisation. Cep de vigne, branches et frondaisons, malheureusement lacunaires, qui encadraient et servaient d'arrière-plan à cette figure de type éphébique, renverraient au contraire au type de composition qui caractérise la Diane de Saint-Georges-de-Montagne, sertie dans une véritable couronne végétale. De nombreux fragments, dans les réserves du musée, entre autres une tête « barbare », prouvent la récurrence d'une telle mise en scène. Il s'agirait bien là, en l'occurrence, de formules attribuées à des ateliers orientaux qui, encore tardivement, produisirent une surprenante quantité de sculptures en ronde-bosse, destinées aux niches des grandes demeures aristocratiques à travers tout l'Empire.
P. Capus
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