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Selon le rhéteur du IIe siècle de notre ère Julius Pollux, originaire de Naucratis, on aurait laissé pousser en partie la chevelure de certains enfants. Ainsi pouvait-on offrir ces longues mèches à la divinité sous la protection de laquelle ils étaient placés. L'offrande devait concourir à les protéger des risques qu'ils encouraient durant leur jeune âge (Pollux, _Onomasticon_, II, 30).
L'intriguante touffe de cheveux située à l'arrière du crâne de ce buste, dont les cheveux sont pour l'essentiel coupés très court, permit d'avancer l'hypothèse que l'enfant lui-même aurait été consacré à une divinité. C'est à la déesse égyptienne Isis que l'on pensa, par assimilation de ces longues boucles à un indice capillaire connu sous le nom de «mèche d'Horus».
Selon le rhéteur du IIe siècle de notre ère Julius Pollux, originaire de Naucratis, on aurait laissé pousser en partie la chevelure de certains enfants. Ainsi pouvait-on offrir ces longues mèches à la divinité sous la protection de laquelle ils étaient placés. L'offrande devait concourir à les protéger des risques qu'ils encouraient durant leur jeune âge (Pollux, _Onomasticon_, II, 30). L'intriguante touffe de cheveux située à l'arrière du crâne de ce buste, dont les cheveux sont pour l'essentiel coupés très court, permit d'avancer l'hypothèse que l'enfant lui-même aurait été consacré à une divinité. C'est à la déesse égyptienne Isis que l'on pensa, par assimilation de ces longues boucles à un indice capillaire connu sous le nom de «mèche d'Horus».
La «mèche d'Horus», héritée de l'ancienne Egypte, se maintint durant l'époque impériale romaine comme le démontrent l'iconographie, en particulier au IIIe siècle. Quant aux longues mèches réservées à l'arrière du crâne, interprêtées à leur tour comme le signe distinctif de la consécration de l'enfant à Isis, elles ne singularisent pas plus de quatorze portraits d'enfants (H. R. Goette, «Römische Kinderbildnisse mit Jugendlocken», dans _AM_ (_Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Athenische Abteilung_), 104, 1989, 203–217, p. 208) ; bien peu, donc, par rapport aux jeunes individus qui arborent une «mèche d'Horus» davantage respectueuse de la tradition, autrement dit portée sur le côté droit (plus marginalement sur le côté gauche) et retombant sur l'épaule. Si celle-ci représenta, dans l'Egypte ancienne, un marqueur social et de statut, elle put, au contraire, dans le monde romain, renvoyer plus directement à Isis (A. Backe-Dahmen, «Roman Children and the “Horus lock” between Cult and Image», dans V. Gasparini, R. Veymiers, (dir.), _Individuals and Materials in the Greco-Roman Cults of Isis. Agents, Images, and Practices_. _Religions in the Graeco-Roman world,_ 187, p. 509-538, Leyde, Boston, 2018, p. 538).
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