Commit 24e02bf9 authored by Antoine Fauchié's avatar Antoine Fauchié

edit: pages 103 à 129

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......@@ -149,3 +149,43 @@ Et on peut aller plus loin que Christian Vandendorpe avec la volonté de Google
(p. 99) La question de la référence et de la façon de l'afficher est intéressante : d'explicite (clairement énoncée avec des mots) la référence devient implicite pour les lecteurs (un simple lien), mais pas pour les robots qui peuvent récolter bien plus d'informations.
(p. 100-101) On constate une certaine homogénéisation avec l'anonymat, l'absence de contexte, la disparition de l'ancrage géographique et l'omniprésence de l'anglais. Si cela représente des avantages dans beaucoup de situations, c'est aussi une perte immense.
(p. 103-112) Depuis l'interpellation du lecteur (Diderot, Balzac, Hugo, plus ou moins subtile) jusqu'au jeu utilisant le "pseudo-texte" en passant par les livres dont vous êtes le héros, autant de moyens d'intégrer le lecteur dans le texte ou le récit.
"En informatique, la notion d’hypertexte désigne une façon de relier directement entre elles des informations diverses, d’ordre textuel ou non, situées ou non dans un même fichier (ou une même "page"), à l’aide de liens sous-jacents." (p. 113)
(p. 113-114) Il y a un lien entre l'"intertexte" et l'hypertexte, à la différence près que l'hypertexte est informatique (et non littéraire, voir Kristella).
(p. 114-115) Le terme _hypertexte_ créé par Ted Nelson était avant tout un moyen de décrire une "façon nouvelle d'écrire sur ordinateur" : il s'agit d'une "structure non linéaire des idées" – sur la base de Vannevar Bush.
L'invention du web est un "aboutissement sous une forme libre" du système imaginé par Ted Nelson.
(p. 115) Il y a 3 accès (combinables) déterminés par l'auteur d'un hypertexte :
1. Sélection : choix de l'utilisateur. Exemple : catalogue ou dictionnaire (entrées sans lien).
2. Sélection et association : association d'idées. Exemple : encyclopédie.
3. Sélection, association et contiguïté : "les blocs d'information sont accessibles de façon séquentielle". Exemple : livre.
4. Sélection, association, contiguïté et stratification : "les éléments d'information peuvent être distribués en 2 ou 3 niveaux hiérarchisés". Exemple : "plusieurs livres en un seul".
Le niveau/accès 4 correspondrait à un _hypertexte_ avec des éléments déroulables voir à un même texte écrit de plusieurs façons (niveaux de lecture) différentes (de profane à expert).
"Pour être efficace, la lecture doit reposer sur des conventions stables afin de permettre une concentration maximale du lecteur sur le contenu." (p. 120)
Est-ce là une dimension UX (expérience utilisateur) ?
(p. 120-122) Il y a une dimension de contrôle introduite avec l'hypertexte : le lecteur peut faire des choix guidés.
## Contexte et hypertexte
(p. 123-124) L'hypertexte déplace _quelque chose_ : une responsabilité ou une mise en contexte, peut-être le choix d'une lecture, une liberté qui laisse peut-être trop de perspective au lecteur et trop peu de responsabilité à l'auteur.
"À quoi bon continuer à cliquer sur des mots quand on ignore absolument le type de texte sur lequel on va déboucher ?" (p. 124)
(p. 124-125) L'enjeu est de retenir et de guider l'attention du lecteur : non pas comme un récit linéaire dont les fragments se suivent, mais plutôt comme un design typographique.
(20 ans après les recommandations de Christian Vandendorpe sont quelque peu touchant : des "événements" comme du son, des effet typographie à chaque changement, de la vidéo.)
"C'est dans cette spectacularisation du texte que réside l'apport le plus révolutionnaire de l'ordinateur comme "machine à lire"." (p. 126)
Je ne suis pas d'accord, je trouve même dommage de réduire l'ordinateur à cela, c'est oublier les facultés d'adaptation de l'écran qui sont pour moi un atout bien plus grand (en terme de responsive et d'accessibilité).
Il est aussi un outil d'écriture et d'interaction.
La spectacularisation évoquée par Christian Vandendorpe se limite souvent à un artifice sans fond, largement repris par des besoins marketing notamment.
## Les limites de la liste
(p. 127-129) La liste a des avantages indéniables, en plus d'être visible sur écran, même si elle se limite à une juxtaposition : "La liste ne peut donc accueillir que des éléments de même nature et situés sur un axe d'équivalence paradigmatique."
La liste ne comporte pas les subtilités permises par les connecteurs, et est ainsi confinée au pla informatif.
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