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edit: reformulation clarifiée et restructuration des parties suite aux remarques MVT

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## 2. Domaine de la recherche (Exemples : époque, genre, mouvement, école)
software studies, programmation éditoriale, ...
- Édition numérique
- Histoire du livre
- Littérature du XXe siècle
- Programmation éditoriale
- Media studies
- Software studies
## 3. Problème : (Hypothèse de travail, objectifs) (maximum 1000 mots)
Les deux millénaires de recherche et de développement autour du codex ont donné naissance au livre tel que nous le connaissons aujourd'hui, avec des étapes majeures allant de l'impression à caractère mobile jusqu'à l'impression à la demande, en passant par le livre de poche ou le livre numérique.
Les deux millénaires de pratiques autour du codex ont donné naissance au livre tel que nous le connaissons aujourd'hui, avec des étapes majeures allant de l'impression à caractère mobile jusqu'à l'impression à la demande, en passant par le livre de poche ou le livre numérique.
Les phases successives d'informatisation des métiers du livre ont fait émerger des nouveaux modes de production et de diffusion, dont l'hypertexte est l'un des signes les plus marquants {% cite vandendorpe_du_1999 --file hypothese.bib %}.
Le recours aux traitements de texte, la mise en réseau, et l'essor du livre numérique : autant de transmutations qui marquent l'intégration du numérique jusque dans les procédés d'écriture {% cite kirschenbaum_track_2016 --file hypothese.bib %}.
Si les profonds changements induits par le numérique se constatent par l'accès {% cite ludovico_post-digital_2016 --file hypothese.bib %}, l'analyse du _comment_ se présente désormais à nous comme une nécessité : une phénoménologie de l'édition à l'ère numérique.
Si les profonds changements induits par le numérique se constatent par l'accès {% cite ludovico_post-digital_2016 --file hypothese.bib %}, l'analyse du _comment_ se présente désormais à nous comme une nécessité : la constitution d'une phénoménologie de l'édition à l'ère numérique.
L'édition connaîtrait actuellement une forme de glissement vers la _publication_, en cela que l'acte éditorial pourrait se résumer à une exposition ou une disponibilité, facilitée par un environnement numérique.
Nous souhaitons analyser ce phénomène et remettre en cause ce rapprochement.
Publier un texte sur le web est-il comparable à éditer ce texte ?
Lorsque le dernier geste éditorial d'un éditeur scientifique est justement de mettre en ligne un ouvrage, et que ce dernier peut être mis à jour continuellement, cette question résonne fortement.
Cette interrogation est l'opportunité d'observer des pratiques d'écriture non conventionnelles dans le vaste champ de la littérature.
Le cas de l'édition en sciences humaines et sociales est particulièrement captivant, tant les pratiques ont évolué depuis l'avènement du numérique dans le courant des années 2000.
Pour des nécessités de diffusion, d'abord avec l'apparition d'agrégateurs réunissant des références et des plateformes regroupant des contenus, ensuite avec la constitution de chaînes d'édition s'émancipant du modèle imprimé.
L'édition dite _alternative_ présente également un intérêt substantiel, des initiatives originales semblent émerger depuis les années 2000 notamment en lien avec le livre numérique et ses formes diverses.
Notre hypothèse est que la reconfiguration des processus de publication engendre des bouleversements dans les pratiques d'écriture et d'édition dans le champ littéraire.
Pour le dire trivialement, la façon de fabriquer un texte ou un livre a une influence sur la manière de l'écrire et de le diffuser.
Pour le dire moins abruptement, les méthodes et les pratiques d'écriture en littérature ont été affectées par l'apparition du numérique.
Il s'agit pour nous de déterminer quels sont ces bouleversements en observant les rouages programmatiques de l'exécution de l'écriture.
Pour tenter de répondre à cette problématique nous examinons le recours à la _programmation éditoriale_ {% cite guichard_lecriture_2008 --file hypothese.bib %} ou à des méthodes et outils issus de l'informatique {% cite evan_lan_editors_2016 --file hypothese.bib %} pour produire des objets littéraires.
L'informatique a eu un volet textuelle, ...
{Expliciter de quoi il s'agit.}
Les pratiques ont tant évolué depuis l'avènement du numérique dans le courant des années 2000 qu'il est urgent d'observer et d'analyser les changements à l'œuvre.
Pour des nécessités de diffusion, d'abord avec l'apparition d'entrepôts de références et des plateformes regroupant des contenus, ensuite avec l'expérimentation de nouvelles formes s'émancipant du format imprimé, enfin avec la constitution de chaînes d'édition s'éloignant des modèles homothétiques.
En littérature l'édition dite _alternative_ présente un intérêt substantiel, des initiatives originales semblent émerger depuis les années 2000 en lien notamment avec le livre numérique et ses formes diverses.
Notre hypothèse est qu'une pluralité de visions du monde s'incarnent dans une pluralité de modèles éditoriaux.
La reconfiguration des processus de publication engendre des bouleversements dans les pratiques d'écriture et d'édition dans le champ littéraire.
Le sens est généré d'une façon nouvelle car les formes de son inscription changent : les formats, les protocoles et le code sont autant l'origine et la manifestation de ces bouleversements.
Notre démarche s'appuie sur l'analyse de dispositifs éditoriaux à travers un corpus constitué de maisons d'édition, de plateformes et de carnets d'auteurs.
Partant du principe que l'énonciation est ancrée dans le processus, qu'il n'est pas possible de dissocier le fond de la forme, le texte de son rendu, nous observerons des initiatives éditoriales classiques et originales, conventionnelles et non conventionnelles, en déterminant des canons et des marqueurs.
L'invocation de protocoles liés à l'usage d'outils spécifiques détermine l'aspect des artéfacts auxquels le lecteur aura accès.
Utiliser un traitement de texte ou un langage de balisage léger influence la possibilité de publier un texte simultanément sous plusieurs formes – imprimées, numériques.
Ce sont ces manières de faire, ces implémentations pratiques de modèles éditoriaux, qui façonnent nos tentatives de description du monde, la littérature.
Nous énonçons comme objectif principal de faire émerger certains dispositifs comme portant du sens et non pas uniquement comme seul moyen de produire des formes éditoriales.
Après avoir défini un modèle dit classique, auxquels les grands acteurs de l'édition littéraire ont majoritairement recours, nous définissons le caractère non conventionnel d'initiatives plus isolées.
Pour cela nous faisons appel à la _programmation éditoriale_ {% cite guichard_lecriture_2008 --file hypothese.bib %} ou à des méthodes et outils issus de l'informatique {% cite evan_lan_editors_2016 --file hypothese.bib %}.
Le web comme espace de création et de lien entre documents bla bla bla
Nous ne pourrons pas faire l'économie de définitions précises de concepts comme "version", "stabilité", "code" ou "texte".
La dimension informatique de la littérature, ou l'inverse, est un point d'articulation important, dans le prolongement du lien profond entre dispositif et énonciation.
{définir le plan d'action}
{à reformuler}
Cette mobilisation présente plusieurs aspects inédits : acquérir une maîtrise des processus d'écriture et d'édition ; interroger le sens de l'édition face à la publication ; et questionner la place de l'homme aux côtés des programmes {% cite simondon_du_2012 --file hypothese.bib %}.
{Préciser chacun de ces points avec des références.}
À travers ces nouvelles pratiques nous devons explorer les nouvelles formes ainsi produites, parfois en creux {% cite goldsmith_lecriture_2018 --file hypothese.bib %}.
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